Traversée de Charlevoix : notre aventure racontée à deux voix

Nutrition, Témoignages

105 km prévus. 69 km parcourus. 5 jours. Deux sacs à dos lourds. Un chien. Une machine espresso. Et deux façons très différentes de nourrir nos corps..

En janvier 2026, nous avons décidé de nous lancer un nouveau défi : faire la Traversée de Charlevoix. Il y a des projets qui commencent par une grande réflexion, d’autres par des rêves un peu fous et d’autres par des décisions un peu impulsives. Ce projet était assez ambitieux: environ 105 km en 7 jours, en autonomie, avec toute notre nourriture, notre équipement et notre eau sur le dos.

Dans la vraie vie, évidemment, même bien préparé, ça nous a demandé de l’adaptation, un peu comme quand on se prépare à une chirurgie bariatrique. Nous sommes finalement partis pour cinq jours et avons parcouru environ 69 km, avec près de 2 270 mètres de dénivelé positif et 2 790 mètres de dénivelé négatif.

Petit arrêt pédagogique : c’est quoi, au juste, le dénivelé? Clique ici pour le savoir

Si vous commencer à vous intéresser à la randonnée, vous avez peut-être déjà regardé un chiffre de dénivelé en vous demandant : « C’est quoi ça? Et est-ce que c’est beaucoup? »

Le dénivelé positif correspond à l’ensemble des mètres que vous montez au cours d’une randonnée. Le dénivelé négatif correspond, lui, à l’ensemble des mètres que vous descendez. Ce n’est donc pas simplement la différence entre le point de départ et le point d’arrivée.

Vous pouvez partir à 500 mètres d’altitude, monter à 900 mètres, redescendre à 700 mètres, puis remonter à 1 000 mètres. Vous aurez accumulé plusieurs centaines de mètres de montée et de descente, même si vous terminez relativement près de votre altitude de départ.

Nous étions quatre : Christian, moi, notre amie et Fenrir, notre gros bébé-chien.

Et nous avions deux sacs qui pesaient respectivement environ 39 lb pour Christian et 30 lb pour moi.

Nous avions préparé notre équipement.
Notre nourriture.
Notre hydratation.
Nos jambes.
Même notre café.

Mais nous n’avions pas prévu que la réglementation concernant les chiens allait nous obliger à modifier notre itinéraire quelques jours avant notre départ. Alors oui, nous n’avons pas fait les 105 km, nous ne pouvons donc pas officiellement dire que nous avons LA traversée de Charlevoix, mais nous avons fait notre traversée de Charlevoix. Nous avons tout de même vécu cinq journées, et quatre nuits en refuge qui nous ont appris énormément.

Et particulièrement une chose : deux personnes peuvent marcher sur exactement le même sentier et avoir des besoins complètement différents.


Avant de partir : se préparer sans devenir fous

Nous avons commencé à préparer cette randonnée plusieurs mois à l’avance.

À partir du printemps, nous avons progressivement augmenté nos sorties de marche, en alternant les distances et les dénivelés. L’objectif n’était pas seulement d’être capables de marcher longtemps, mais d’apprivoiser ce que représente une randonnée de plusieurs jours. Il n’y a pas vraiment de raccourci. Marcher. Marcher encore. Marcher avec un sac. Marcher sur différents types de terrains. Faire des montées. Faire des descentes. Faire des sorties quand on est fatigué. Et surtout, accumuler de l’expérience.

Nous avons consulté régulièrement notre physiothérapeute pour parfois traiter, parfois prévenir des blessures, et ce à chaque mois. À la fin 2025, nous avions également intégré du Pilates environ deux fois par mois, notamment pour travailler les muscles stabilisateurs et améliorer notre équilibre.

Notre randonnée au mont Mégantic au printemps 2026 nous a servi de laboratoire.

Nous avons pu tester une partie de notre alimentation et découvrir une différence importante entre la théorie et la réalité : ce qu’on pense être capable de manger en randonnée et ce que notre corps accepte réellement de manger après plusieurs heures d’effort, ce n’est pas toujours la même chose.

Et cette réalité était particulièrement intéressante dans notre cas. Parce que Christian a eu recours à une chirurgie bariatrique de type SADI en 2022. Moi, non. Nous allions donc marcher côte à côte, mais avec deux réalités digestives et nutritionnelles très différentes. Contrairement à ce que certains pourraient imaginer, ce n’est pas nécessairement le gars qui a vécu avec l’obésité pendant près de 30 ans de sa vie qui est le plus essoufflé dans notre couple. Disons que Christian est aujourd’hui beaucoup plus en forme que moi, et je l’assume.


Deux corps. Deux façons de manger.

Christian : manger suffisamment, mais en petites prises

Christian raconte

Avec ma SADI, je savais que je devais être particulièrement attentif à mes apports. Je partais avec environ 39 lb sur le dos, dont toute mon alimentation et environ trois litres d’eau.

Je ne pouvais donc pas simplement choisir les aliments les plus légers.

Il fallait trouver un équilibre entre :

  • les calories;
  • les protéines;
  • le poids;
  • la facilité de consommation;
  • l’hydratation;
  • et ma tolérance digestive.

J’ai donc eu deux rencontres avec ma nutritionniste avant de partir afin de déterminer ce que j’allais manger et en quelles quantités. Et plutôt que de devoir réfléchir pendant la randonnée, j’ai préparé mes portions à l’avance.

Mon objectif était simple : je voulais que ma journée alimentaire soit presque automatique. Pas de charge mentale, j’avais déjà une assez grosse charge sur les épaules avec mon sac à dos.

Ma journée type en randonnée, clique pour découvrir

Déjeuner

Collations en marchant AM

  • Smoothie Happy Yak — 140 calories
  • ½ portion de poudre NAAK — 125 calories
  • 1 barre Clif — 250 calories
  • ¼ tasse de jujubes ou fruits séchés
  • Saucisson Mighty Protein — 110 calories

L’idée était de commencer la journée avec une bonne quantité d’énergie, mais aussi de ne pas attendre d’avoir faim pour commencer à manger.

Dîner

  • Mélange de Pablum et autres ingrédients — environ 450 calories (Pas le meilleur repas, mais tellement efficace en rapport energie poids)

Collations en marchant PM

  • ½ portion de poudre NAAK — 125 calories
  • 1 barre Clif — 250 calories
  • ¼ tasse de jujubes ou fruits séchés
  • 6 morceaux de chicken nuggets séché — environ 140 calories

Oui, des croquettes de poulet en randonnée. 😅 Et pourquoi pas? En longue randonnée, je trouve qu’il faut parfois sortir du modèle traditionnel du « repas de randonnée parfait ». L’important, c’est de trouver des aliments qui répondent à nos besoins, qu’on aime manger et qu’on est capable de consommer facilement pendant plusieurs jours.

Souper

Le repas du soir était aussi un moment important pour refaire le plein après la journée. Nous avions choisi des formats de 500 ml que nous pouvions partager Evelyne et moi.

Randonnée Charlevoix chirurgie bariatrique

Evelyne : grignoter toute la journée

Evelyne raconte

De mon côté, le défi était complètement différent. Je n’ai pas de « bébé-estomac ». Mais ça ne veut pas dire que je peux simplement manger comme dans la vie de tous les jours. En randonnée, je déteste manger un vrai repas. Et surtout, je déteste m’arrêter longtemps. Lorsque je m’arrête, mes jambes deviennent lourdes et repartir devient beaucoup plus difficile. En théorie, prendre un déjeuner consistant, faire une pause pour un dîner structuré et reprendre un souper complet pourrait sembler une façon assez logique de s’alimenter pendant une randonnée. Dans mon cas? Mon corps a répondu : absolument pas.

J’ai donc découvert à Mégantic que ma meilleure stratégie était probablement de… grignoter toute la journée.

Oui. Vous avez bien lu : la nutritionniste qui répète que grignoter est un piège après une chirurgie bariatrique, a grignoté toute la journée pendant 4 jours.

Notre principal défi nutritionnel était assez simple à formuler : manger suffisamment sans se sentir lourd. Parce que chirurgie bariatrique ou pas, durant une randonnée de ce type, ce qui est recommandé, c’est d’augmenter son apport en glucides, et non en protéines.

Ma journée type en randonnée, clique pour découvrir

Au lever

  • Smoothie Happy Yak

Collations en marchant

  • mangues séchées;
  • noix de cajou;
  • jerky de dinde;
  • bonbons aux pêches;
  • et café.

Souper

  • Repas Happy Yak
  • Granola Happy Yak

Pas très glamour. Mais efficace. Et surtout, ça fonctionnait pour moi.
J’avais initialement prévu manger un granola pendant notre marche du matin. Je pensais le préparer au refuge, le mettre dans ma tasse et le manger tranquillement en marchant.

Solide échec.

Me coordonner pour marcher, gérer une tasse et prendre des bouchées sans transformer le sentier en parcours d’obstacles alimentaire… Ce n’est pas pour moi. Le granola a donc changé de vocation. Il est devenu mon dessert du soir. Et pas un petit dessert symbolique. 590 kcal. Après un repas déjà riche au souper. Mais comme je n’ai pas de « bébé-estomac », j’étais capable de rattraper une partie de mon déficit énergétique dans une courte période.

Et c’est un élément important à retenir : en randonnée, l’alimentation peut réellement influencer les capacités physiques.

Ne pas manger suffisamment pour répondre aux besoins d’une journée très active peut contribuer à une fatigue importante et, dans certains cas, compromettre la capacité de poursuivre ou de terminer l’aventure. Évidemment, ce qui était possible pour moi ne l’était pas nécessairement pour Christian. Sa réalité digestive et nutritionnelle après une SADI est différente de la mienne.

Nous avons également dû faire quelques choix qui entraient en contradiction avec certaines de nos valeurs. Nous essayons la majorité du temps d’être écoresponsables, autant que possible… Mais lorsqu’on doit transporter cinq jours de nourriture sur son dos, plusieurs sacs non réutilisables deviennent parfois difficiles à éviter lorsqu’on cherche à limiter le poids.

Randonnée Charlevoix chirurgie bariatrique
Et pour les curieux, Fenrir, notre gros bébé-chien, transportait sa propre nourriture dans ses sacoches. Chacun sa charge. Chacun ses responsabilités.

Même randonnée, stratégies complètement différentes

C’est probablement l’une des choses que nous avons le plus appréciées dans cette expérience. Nous avions le même objectif. Nous faisions les mêmes kilomètres. Nous avions tous les deux un sac lourd à gérer.

Mais notre alimentation ne pouvait pas être identique.

Christian suivait un plan structuré et calculé.
Moi, je pouvais manger davantage en peu de temps, mais je préférais manger de très petites quantités continuellement dans la journée.

Et c’est exactement pourquoi nous croyons qu’il est difficile de donner une seule stratégie nutritionnelle universelle pour une longue randonnée.

La chirurgie bariatrique peut évidemment modifier les besoins et les capacités alimentaires. Mais même entre deux personnes qui ont eu la même chirurgie, les différences individuelles demeurent importantes.
Deux corps. Deux réalités. Même sentier.


Et oui… il y avait du chocolat

Nous avions pourtant prévu de faire très attention au poids, pas le nôtre, mais celui du sac!

Mais même si chaque gramme comptait, nous avons pris une excellente décision impulsive de dernière minute:

deux boules de chocolat Lindt par soir.

Parce qu’à un moment donné, il faut aussi nourrir le moral. 😂


Les suppléments : ne pas attendre d’être sur le sentier

Christian raconte

Un autre élément important de ma préparation a été la planification de ma supplémentation. Je ne voulais pas découvrir au jour 3 qu’un comprimé, une poudre ou un bonbon était impossible à intégrer à ma routine.

suppléments chirurgie bariatrique

J’ai donc testé différentes options avant de partir :

Finalement, la poudre de calcium sans saveur s’est révélée particulièrement pratique. Je pouvais simplement l’ajouter à ma boisson d’hydratation calorique NAAK. Ce qui fonctionne à la maison n’est pas nécessairement ce qui fonctionne après six heures de randonnée. Alors je préfère tester avant.


L’hydratation : la théorie rencontre la réalité

Nous avions également chacun notre stratégie. Christian visait généralement environ 500 à 700 ml par heure d’activité et transportait environ trois litres avant de renouveler son eau.

Moi?

Je savais très bien que mes environ deux litres par jour n’étaient pas suffisants pour ce niveau d’effort. Je vous rassure, je suis compétente comme nutritionniste, mais boire davantage voulait aussi dire… faire davantage pipi.

Et faire pipi en randonnée implique de s’arrêter. Et de faire un squat quand on est une femme. Les squats en préparation, c’est une chose; les squats durant la randonnée, le moins possible.

Alors rationnellement, je savais mes apports en eau était insuffisant, mais je buvais juste assez pour ne pas me déshydrater, et je compensais en arrivant au refuge à la fin de la journée.


Le poids du sac : chaque gramme compte… mais pas tous les grammes doivent disparaître

Nous avons rapidement compris que le poids du sac influence énormément l’expérience. Mais nous avons aussi découvert qu’il ne faut pas nécessairement chercher à éliminer tout ce qui n’est pas strictement indispensable.

Parce que certains petits luxes ont une grande valeur. Notre machine espresso en est probablement le meilleur exemple. Et nos cartes à jouer? Nous n’en avions pas. D’autres randonneurs en avaient. Et finalement, les soirées autour d’une table dans les refuges ont fait partie de nos beaux souvenirs.

Et puis il y a eu… le papier de toilette

Nous avions pourtant pensé à presque tout. Enfin. Presque.

J’avais décidé d’économiser du poids… de façon un peu extrémiste. Résultat : au matin du jour 4…plus de papier de toilette. Une vraie championne!

Pendant ce temps, la personne qui avait une chirurgie bariatrique entraînant de la malabsorption ce qui implique des selles plus fréquentes, n’a pas été pas celle qui allait connaître le plus gros problème intestinal de la randonnée. Disons simplement que la nature a parfois un excellent sens de l’humour. Christian avait heureusement été plus prévoyant. Vive le travail d’équipe.
Disons-le poliment, une urgence non discutable en pleine ascension est survenue.

J’ai hurlé à Christian de m’apporter du papier, j’ai lancé mon sac au sol et, comme Émilie dans Les filles de Caleb lors de l’accouchement de Blanche (sans les patates en flocon), j’ai fait ce que j’avais à faire à moins de deux mètres de la piste. Il n’y avait personne autour. Ce n’est assurément pas mon plus grand moment de gloire. Mais même avec des gourdes filtrantes, personne n’est à l’abri.

Le papier de toilette : +1.
L’optimisation du poids : 0.


Et moi, j’ai oublié mon imperméable

Christian raconte

Malgré toute cette préparation, j’ai réussi à quitter un refuge… sans mon imperméable. Heureusement, les randonneurs partis derrière nous, l’ont trouvé et me l’ont rapporté. Parce que l’univers est parfois coquin, le seul moment où il y a eu de la pluie, c’est pendant que je n’avais pas mon imperméable.
Ce qui m’a permis de découvrir une nouvelle règle fondamentale : faire un vrai check-up du refuge avant de partir. Même après des mois de préparation, il faut encore regarder derrière soi avant de fermer la porte.


Partir tôt… et écouter son corps

Une autre chose que nous avions décidé avant de partir : se coucher tôt et partir dès le lever du soleil. Nous voulions éviter autant que possible de marcher dans le noir.

Mais surtout, nous voulions profiter de l’énergie du début de journée. Nous ne voulions pas transformer la randonnée en course contre la montre.

Même si nous avions une distance à parcourir chaque jour, nous voulions être capable de prendre les pauses ou de garder un rythme plus lent dont notre corps avait besoin sans constamment regarder l’heure en se demandant si nous étions « en retard ».

Nous devions faire 105 km

Et puis, notre plan a changé. Une restriction concernant les chiens entrait en vigueur le 19 septembre avec le début de la chasse. Cette information n’avait malheureusement pas été intégrée à notre planification. Comme Fenrir était avec nous, nous avons dû modifier notre itinéraire et mettre fin à la traversée plus tôt que prévu.

Nous avions prévu sept jours. Nous en avons fait cinq. Nous avons pu nous rendre au refuge du Geai-Bleu.
Nous étions déçus. Vraiment.

Mais nous avions aussi le choix : considérer que nous avions échoué à faire 105 km ou reconnaître que nous venions tout de même de parcourir près de 70 km en cinq jours, avec tout notre équipement sur le dos, dans un environnement exigeant. Nous avons choisi de regarder ce que nous avions réellement vécu.

Et honnêtement?

Nous sommes fiers.
Nous avons ri.
Nous avons eu mal aux jambes.
Nous avons vu des paysages magnifiques.
Nous avons rencontré un castor particulièrement efficace pour modifier l’état du sentier.
Fenrir a fait connaissance avec un porc-épic.
Et nous avons découvert qu’après cinq jours de nourriture lyophilisée, de mangues séchées, de jerky, de bonbons et de granola…
une poutine avec du fromage de Charlevoix peut devenir une expérience presque spirituelle.

poutine chirurgie bariatrique

Ce qu’on changerait la prochaine fois

Christian

  • optimiser encore plus le poids du sac;
  • revoir certains équipements;
  • améliorer mon check-up avant de quitter les refuges;
  • continuer à tester différents aliments pendant l’effort;
  • accumuler davantage d’expérience sur plusieurs jours consécutifs.

Evelyne

  • une paire de sous-vêtements supplémentaire;
  • quelques lingettes pour bébé;
  • du bouillon de poulet: pour le réconfort et m’hydrater différemment à la fin de la journée;
  • retirer une des mes gourdes : je garderais mon sac de 2 L, et ma gourde auto-filtrante, mais je n’ai pas du tout utiliser ma troisième gourde;
  • retirer 1 des 3 gels au beurre d’arachides et miel que j’avais apporté en cas d’urgence : je n’en ai pas utilisé, mais je reste prudente;
  • remplacer le lait en poudre par du Quick au chocolat dans le café (pour augmenter un peu les glucides et ajouter une petite dose de plaisir);
  • trouver un pantalon avec des poches à fermeture éclair;
  • et surtout : garder mes bâtons de marche.  Les bâtons? Essentiels absolus.

Dans ma liste d’améliorations à mettre en place, je dois me trouver une nouvelle paire de pantalon de randonné avec des poches avec fermeture éclair : Christian est tanné de rebrousser chemin parce que j’ai ENCORE échappé ma tuque ou un gant en tentant de collationner en marchant. J’envisage aussi ajouter une courte corde avec des mini-pinces, comme pour attacher des perdrix, sur une bretelle avant de mon sac (suggestion reçu en jasant avec Véro rencontrée sur le sentier). Un petit clin d’œil à un 45 g qui en vaut vraiment la peine: un gel antifriction. Que se soit pour les pieds, l’intérieur des cuisses, au niveau de la poitrine où le sac à dos frotte, c’est vraiment un allié pour la longue randonnée.


Un même sentier, deux réalités

Christian a eu recours à une chirurgie bariatrique. Moi, non.

Nous n’avons pas exactement le même rythme.

Pas les mêmes besoins nutritionnels.

Ni les mêmes façons de gérer l’hydratation.

Mais nous avancions sur le même sentier.

Et c’est peut-être une belle métaphore de la chirurgie bariatrique, de la nutrition et même de la randonnée : il n’existe pas nécessairement une seule bonne façon d’avancer.

Il faut connaître son corps. Préparer ce qui peut l’être. Tester. S’adapter.

Et accepter que la réalité ne ressemble pas toujours au plan initial.

Randonnée Charlevoix chirurgie bariatrique


Nous avons surtout découvert que même après une chirurgie bariatrique, même avec des années d’expérience en nutrition, même après plusieurs mois de préparation… on reste deux humains qui avancent sur un sentier avec un sac parfois lourd. Et que la seule façon de réussir, c’est de mettre un pied devant l’autre. Un pas à la fois. We will get there, when we get there: comme dans la vie en générale, comme durant le parcours de chirurgie bariatrique, ce n’est pas une course.

Et nous sommes revenus avec quelque chose que nous n’avions pas au départ : 69 km d’expérience de plus dans les jambes.

Et surtout, l’envie de recommencer. Mais la prochaine fois…avec plus de papier de toilette.

Alors, peut-on faire une randonnée longue distance après une chirurgie bariatrique? Oui.

Note de transparence
Tous les produits, aliments et équipements mentionnés dans cet article ont été achetés et utilisés personnellement par nous, sauf certains suppléments de calcium et de fer que Christian a reçus gratuitement sous forme d’échantillons dans le cadre de ses essais.

Aucun des produits présentés dans cet article n’a été fourni en échange d’une mention ou d’une recommandation. Nos observations et notre expérience demeurent les nôtres.

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